14 - Les coulisses d'un roman, suite...
- Anne-Marie Bougret
- 11 avr. 2020
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 13 juin 2021
Avec cet extrait ci-dessous, tiré de la première version de mon roman « Intrigue chez Virginia Woolf », Clara réside à Brighton pour un séjour linguistique d’un mois. La scène se passe lorsqu'elle sort du bus et arrive dans le jardin du Royal Pavilion où elle fait la connaissance d'un homme.

Dans ces rues animées, l’air était particulier, constitué d’une multitude de fragrances inhabituelles. Je me sentais exister pleinement, j’étais heureuse et en parfaite adéquation avec moi-même. Dans la béatitude qui m’envahissait progressivement, je me rapprochais du Royal Pavilion et de son magnifique jardin.
N’ayant pas de cours ce matin-là, j’avais prévu d’aller boire un thé avec l’indispensable petit gâteau Rock, et ensuite de flâner dans le centre-ville, The lanes, la partie la plus ancienne de Brighton.
Allais-je revoir l’homme séduisant de la veille ? Probablement pas. Sans doute passait-il le week-end en famille comme la plupart des gens ? Après tout, peu m’importait ; j’étais bien en solitaire, libre de faire comme je l’entendais et à mes yeux cela n’avait pas de prix.

En arrivant sur mon lieu favori, je ne pus m’empêcher de balayer du regard toutes les tables à la recherche du bel inconnu. Personne de ma connaissance en vue. Je m’installai donc et appelai de mon portable mon amie, Marie, qui passait ses vacances tout près d’ici. Après plusieurs essais infructueux, je réussis enfin à la joindre et nous prîmes rendez-vous pour le lendemain matin. Il fut convenu que nous irions dans la maison qu’elle occupait actuellement et qui se situait aux environs de Brighton, plus précisément à Lewes.
J'étais heureuse de cette sortie en prévision et tournai la tête à l’approche d’un consommateur. Au même instant, j’aperçus, assis à une table derrière la mienne, l’homme de la veille qui me sourit et m’adressa la parole. Il avait entendu malgré lui que je parlais de Lewes et en profita pour engager la conversation.
Il me renseigna sur cette ville qui d’après lui était l’une des plus typiques et charmantes du Sussex de l’Est. Il me dit que j’aurai plaisir à la visiter et qu’il s’y trouvait entre autres une maison que Virginia Woolf avait achetée sur un coup de cœur.
Je n’en croyais pas mes oreilles. Avais-je bien compris ? Cet homme, avec un petit quelque chose de George Clooney, qui me parlait de Virginia Woolf…
Inespéré !
À mon tour, avec le peu de vocabulaire dont je disposais, j'exprimai mon admiration pour cette romancière. Nous continuâmes d’échanger quelques mots, puis il prit congé :
— Je viens souvent ici, je me ferai une joie de discuter à nouveau avec vous.
N'hésitez pas, mes AmiEs, à me livrer vos ressentis et à partager mes articles ! J'ai toujours beaucoup de plaisir à vous répondre.
Si vous n'avez pas lu l'article précédent sur le même sujet, il se trouve ici !
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