2 - Les coulisses d'un roman, suite...
- Anne-Marie Bougret
- 1 nov. 2019
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 21 août 2021
Arrivée à Brighton :
J’ai ressorti mes vieilles photos. Déjà 19 ans que lors d’un séjour linguistique je découvrais pour la première fois, en juillet 2002, la ville de Brighton. Pendant tout mon séjour, le ciel fut bleu avec une température digne du sud de la France.

Première famille d’accueil :
Je m’attendais à une maison très cosy, très british ! Je fus déçue lorsque le taxi me déposa devant une maison ordinaire de la banlieue de Brighton et encore plus lorsque j'y pénétrai, précédée par une belle femme, assez réservée, Mrs Holmes (nom dont je me suis inspirée par la suite pour mon roman, "Intrigue chez Virginia Woolf").
À certains endroits, les papiers peints étaient arrachés. La cuisine était le royaume de deux gros chiens, d’où une odeur persistante qui accompagnait mes repas que je partageais avec un étudiant de 16 ans.
Pourtant, l’organisateur m’avait posé de nombreuses questions pour me trouver une famille d'accueil selon mes goûts. Il n’avait à l'évidence pas fait son travail.
Malgré ces petits désagréments, j’étais enchantée de découvrir la ville, le collège, le Royal Pavilion et son parc, et de vivre pendant quelque temps comme les Anglais. Bien que je me sois rapidement adaptée à mon nouvel environnement, je demandais au collège Saint-Gilles de me trouver une autre host family, ce qui me fut accordé pour la seconde partie de mon séjour.
L’occasion pour moi de découvrir une autre maison anglaise.
Deuxième famille d’accueil :
Quinze jours après, je découvrais ma seconde host. Là encore une femme seule, mais d'emblée sympathique et chaleureuse. En vérité, un amour de femme qui deviendra l’un de mes personnages : Liz Dubaï.
Même genre de petite maison modeste dans un lotissement sur les hauteurs de Brighton, mais plus proche du centre-ville et avec une belle vue sur la baie par beau temps.
L’intérieur de Liz n’avait rien à voir avec celui de Mrs Holmes. Même si la maison était petite, elle était propre et confortable. Deux autres étudiants partageaient avec moi les chambres à l’étage, tandis que Liz dormait dans la cuisine, heureusement spacieuse ; un rideau servait à délimiter sa chambre improvisée. Liz se levait à 2 ou 3 h du matin pour aller faire le ménage dans des bureaux et avait trouvé cette solution pour ne pas nous réveiller.
J’ai passé des moments de convivialité inoubliables en compagnie de Liz et des deux garçons. Immo, un journaliste allemand de 30 ans, qui, sans détour, nous avait annoncé son homosexualité. Le parfait journaliste, très curieux de tout et qui avait l'art de poser des questions. Abdul, un jeune saoudien de 21 ans, héritier d’une famille aisée. Il restait très discret sur la vie et les coutumes de son pays.
Voici le terreau d’où est née l’histoire de mon roman « Intrigue chez Virginia Woolf ». Celles et ceux qui le connaissent pourront déceler des corrélations entre la fiction qu’ils ont lue et certains détails de la réalité que je vous présente ici.
Si vous n'avez pas lu l'article précédent sur le même sujet, il se trouve ici !
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Merci Laure pour ton commentaire qui me fait plaisir. Bisous et bonne journée !
oh très interessant cet article et l'evocation nostalgique de tes souvenirs nous émeut merci de ce partage
Bonjour Gérald et merci pour ce long commentaire. Je suis ravie d'apprendre que mes petits articles t'intéressent. Je ne croyais pas prendre autant de plaisir à les écrire. Grâce à eux, je revis ce petit épisode qui fut pour moi une parenthèse enchantée dans une vie problématique (dus en grande partie à mon ex-mari qui à l'époque m'avait entraînée avec lui dans des dettes et mis en péril mon école de danse). Au milieu de ce chaos, ce séjour fut pour moi une bouffée d'oxygène parmi tous ces jeunes de différentes nationalités. Oui, si j'écris aujourd'hui, alors que rien ne me destinait à cette activité, c'est à mon corps souffrant que je le dois. Ton histoire ressemble à la mienne,…
Coucou Anne-Marie, je suis (de loin) tes « petites histoires parallèles » avec beaucoup d’intérêt, Tu as dû connaître plein de moments passionnants à Brighton. C’est amusant comment le fait d’être « cloué » dans l’inactivité suite à une blessure psychique ou physique peut faire naître d’autres passions. J’ai vécu cela avec la guitare en 1981, j’avais 16 ans et rentrais d’un séjour en Norvège où je m’étais malencontreusement déchiré les ligaments de la cheville. Je savais que j’allais passer trois mois sans le moindre sport (eh oui, je fus grand sportif... hummm). Ma mère a voulu m’acheter des bouquins, je l’ai laissée faire mais en croisant la devanture d’un magasin d’instruments, je me suis souvenu des quelques leçons dont j’avais bénéficié avec une…