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15 - Les coulisses d'un roman, suite...

Dernière mise à jour : 13 juin 2021

Tiré de la première version de mon roman "Intrigue chez Virginia Woolf", cet extrait relate l'arrivée de Clara chez Liz après une balade avec son amie Marie à Lewes.


Moments inoubliables passés dans l'une de ces petites maisons en contrebas.
Liz m’accueillit avec sa gentillesse coutumière et me proposa de regarder avec elle la fin d’un épisode de Barnaby, une série policière, tournée dans la campagne anglaise, diffusée également en France. Une fois le film terminé, et comme les deux autres étudiants n’étaient pas encore rentrés, j’en profitai pour lui raconter brièvement ma journée pendant qu’elle préparait le dîner. Je me sentais bien. La simplicité de l’hôtesse et des lieux me détendait.
Afin de pouvoir loger trois étudiants, Liz s’était installé un petit lit dans le prolongement de sa cuisine. Sa chambre de fortune était dissimulée par un rideau.

18 h précise, Immo, Abdul et moi autour du dîner.
Nous étions en demi-pension chez elle ; le midi chacun se débrouillait pour déjeuner à proximité de l’école St Gilles et le soir un repas succulent nous attendait.
Si elle n’avait eu les cheveux longs, on aurait pu la prendre pour un homme. Son allure de déménageur bourru dissimulait une femme aimable, chaleureuse et attentionnée ; une très bonne entente régnait entre nous tous. Je savourais ma chance, je n’avais rien d’autre à faire sinon jouir de cet intermède de sérénité qui m’était accordé.

Juillet 2002, Liz, Abdul et moi-même, côté jardin avec vue sur la baie de Brighton
Pendant un bref instant, je me sentis inatteignable, à l’abri, chez cette femme qui n’était pourtant qu’une étrangère. Le secret d’un tel bien-être consistait peut-être à changer les repères d’une vie, ne serait-ce que pendant un mois comme je le faisais, pour sortir de soi et de son existence. Prendre de la distance, du recul, enlever le vêtement des années devenu pesant, et l’espoir pouvait alors ressurgir. Cette source de bonheur simple m’apaisait. Un tant soit peu de communication positive et la vie s’engouffrait par tous les pores de ma peau. Flux et reflux d'énergie, il ne faudrait être que dans la fluidité du mouvement qui régénère pour s’ébattre dans la plénitude des moments heureux. Je m’étais écoutée et la vie m’accordait aussitôt une pause. Je comptais en profiter un maximum. C’était une évidence : côtoyer des univers différents était une richesse inégalable, le summum d’une existence bienfaisante, qui m’amènerait à une connaissance plus approfondie de ce qui me constituait.

N'hésitez pas, mes AmiEs, à me livrer vos ressentis et à partager mes articles ! J'ai toujours beaucoup de plaisir à vous répondre.


Si vous n'avez pas lu l'article précédent sur le même sujet, il se trouve ici !


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2 Comments


Anne-Marie Bougret
Anne-Marie Bougret
May 02, 2020

Merci ma chère Madyline, heureuse qu’il te plaise ! 😘

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Madyline Rose
Madyline Rose
May 02, 2020

Merci pour ce nouvel extrait ! Les photos amènent plus de chair à la description de Liz. C'est chouette ! Bon week-end !

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