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12 - Coulisse d'un roman, suite...

Dernière mise à jour : 13 juin 2021

Dans cet extrait ci-dessous, première version de mon roman "Intrigue chez Virginia Woolf", Clara est accompagné de James (le propriétaire de Rosebed House) qui lui fait la cour. Ils visitent Stonehenge, site archéologique, érigé entre -2800 et -1100. Le principal sanctuaire préhistorique d’Angleterre et l’un des plus troublants du monde.

Photos prises en 2011


Le lendemain, James, mon nouveau guide avait beaucoup de renseignements à me fournir sur Stonehenge. Devant les immenses blocs de pierre, je fus saisie par une impression d’éternité.

Depuis 1964, aucune fouille n’avait eu lieu sur ce site. On connaissait le parfait alignement des trilithes face au soleil, lors du solstice d’été, mais le mystère restait entier quant aux « fonctions » de cette structure de la fin du néolithique.
Récemment, des archéologues anglais avaient obtenu l’autorisation de fouiller un rectangle de 9 m². Outre de nouvelles datations qui situaient le début de l’édification de Stonehenge à 2300 av.J.C., une nouvelle piste, étayée par des analyses sur des corps trouvés à proximité et la présence de petites pierres bleues, révélait qu’il s’agissait probablement d’un lieu de guérison et /ou de sépulture. Les pèlerins repartaient de Stonehenge avec des échantillons de pierre bleue considérée comme des talismans aux vertus curatives.

Ce jour-là, James m’apprit que les plus gros blocs de l’édifice appelés « Sarsen » avaient été portés sur le site 2100 av.J.C. et prélevés dans un périmètre avoisinant. Par contre les blocs de pierre bleue moins gros, mais plus précieux placés au centre de l’édifice, provenaient d’une région du Pays de Galle à environ deux cent cinquante kilomètres de Stonehenge. D’après les chercheurs, ces pierres auraient été transportées par voie d’eau : incroyable défi datant de 2300 ans av.J.C. Toujours d’après ces chercheurs, dès 9000 av. J.-C., bien avant que le monument soit érigé, des hommes cueilleurs-chasseurs foulaient déjà le sol de Stonehenge.

Je baissai la tête et regardai ce sol antédiluvien pratiquement inchangé durant des milliers d’années. Ce site préhistorique, témoin privilégié de toutes les vies qui l’avaient foulé. Vertigineux ! Toute cette chaîne humaine, ces milliers d’histoires, de fables, d’interprétations qui servaient à dévier la peur fichée au cœur des êtres depuis la nuit des temps.
Cette peur première, primitive, nécessaire et garante de survie pour nos ancêtres, avait rendu notre espèce complètement parano.

« La paranoïa, maladie de la surinterprétation, est la maladie congénitale de notre espèce.» (Nancy Huston, L’espèce fabulatrice, Actes Sud, p.83)


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Si vous n'avez pas lu l'article précédent sur le même sujet, il se trouve ici !

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2 Kommentare


Anne-Marie Bougret
Anne-Marie Bougret
16. März 2020

Bonjour Madyline ! Ah bien ça, tu me l’apprends ! Merci pour ton commentaire qui m’encourage ! Belle journée à toi aussi !

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Madyline Rose
Madyline Rose
16. März 2020

Coucou Anne-Marie !! Quel bon moment passé sur ce site archéologique ! Moi qui aurais aimer devenir géologue, tu me combles. Une belle journée !

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