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À propos de mon roman « Intrigue chez Virginia Woolf »

Dernière mise à jour : 13 juin 2021


Monk's House à Rodmell.

Bienvenue dans l’univers de Virginia Woolf !


Autour d’une tasse de thé, nous y parlerons littérature, way of life, maisons, jardins et paysages, habitudes culinaires…

Si vous le désirez, nous pourrons visiter ensemble Brighton, Lewes, Rodmell, Charleston, Seaford… des villes que j’espère vous aurez plaisir à découvrir en ma compagnie.

Mais si le cœur vous en dit, nous pourrons aussi bien aller prendre le thé chez Henry James à Rye que d’aller admirer à « Sissinghurst », dans le Kent, le célèbre jardin de Vita Sackville-West, visité par des gens venus du monde entier.


Pour l’heure, je vous emmène dans le salon de Virginia Woolf à Monk’s House.


Le salon de Monk's House.


Virginia a toujours apprécié de se réfugier régulièrement à la campagne, nous la retrouvons, passant le Noël de 1910 à The Pelham Arms à Lewes où elle se déclara « fortement favorable à la vie campagnarde. J’aime marcher et rentrer pour le thé… puis écrire au coin du feu… »


Les Woolf louaient à cette époque Asheham, une villégiature dont Virginia adorait l’atmosphère romantique et avait commencé à y « faire son trou », divertissant ses amis, faisant des gelées de cassis et ses premiers pas en jardinage.


Après la Première Guerre mondiale, ce fut un choc pour les Woolf, car le bail de Asheham prenait fin et il leur fallait trouver une nouvelle maison de campagne.

En juin 1919, durant l’une des rares absences de Leonard, Virginia visita et fut captivée par Round House (maison ronde), partie d’un ancien moulin, dans une étroite venelle sur les hauteurs de Lewes. Sur un coup de cœur, Virginia fit une offre qui fut acceptée. Quelques semaines plus tard, avec Leonard, elle retourna à Lewes pour examiner leur achat. Passionné de jardinage, Leonard ne fut pas emballé, il trouva le jardin trop petit. Passant à pied dans Station street, ils virent une affiche annonçant la vente aux enchères d’une maison ancienne entourée de trois mille mètres carrés de terrain à Rodmell qui s’appelait : Monk’s House. « C’est juste ce qu’il nous aurait fallu », dit Leonard. Virginia a dû être désarçonnée, car les maisons étaient très différentes.

Certainement influencée par son mari, le lendemain, Virginia pédala jusqu’à Rodmell (petit village proche de Lewes), décidée à être cette fois plus objective.

Elle fit un bilan des défauts. Les pièces étaient petites et, bien que s’imaginant les niches flanquant la cheminée comme « destinées à l’eau bénite », elle ne fut pas sensible à leur charme. Elle nota le cruel manque de confort, mais sa résolution d’être objective céda pour « laisser place à un plaisir sans mélange devant la taille, la forme et la fertilité du jardin. Il semblait rempli de fruitiers ; les pruniers croulaient sous les fruits, au point de faire plier les branches ; des fleurs inattendues pointaient à travers les choux. Il y avait des rangs bien tenus de pois, artichauts, pommes de terre ; les framboisiers portaient de petites pyramides de fruits clairs ; et j’avais envie d’une délicieuse promenade dans le verger, sous les pommiers, avec l’éteignoir gris du clocher pointant à la frontière. »

Les enchères se tinrent au White Hart, le mardi 1er juillet 1919. Virginia se rappela avoir guetté « le moindre signe de richesse chez les autres enchérisseurs et ravie de n’en découvrir aucun ». Le coup de marteau rendit M. Leonard Sidney Woolf propriétaire de Monk’s House pour la somme totale de 700 livres, Virginia « ayant le rouge aux joues et Leonard tremblant comme une feuille ».

Bien que Virginia était plus fortunée que son mari, ce fut Leonard qui devint seul le propriétaire de Monk’s House. À cette époque, pas si lointaine, le patrimoine était attribué à l’époux.


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